Le slashing arrive en Suisse

Essoufflement du concept de l’emploi à vie, quête de sens, envie de variété… En quelques années, notre rapport au travail s’est complètement métamorphosé et la tendance aujourd’hui est à cumuler différentes activités, dans différents secteurs. Le phénomène du slashing ne touche d’ailleurs pas exclusivement les jeunes générations. Selon un sondage récent, 61% des salariés estiment que cette pratique sera la norme dans quelques années. Après tout, pourquoi ne pas travailler comme webmaster à mi-temps, collaborer à la gestion d’un food-truck deux après-midi par semaine et se faire embaucher comme DJ le week-end ?

Né de la crise, le slashing n’était pas à l’origine une démarche forcément choisie, mais plutôt une façon de se réinventer dans des temps difficiles. Aujourd’hui, cette formule est vue comme une solution permettant de concilier besoin de rémunération et épanouissement personnel. Le quotidien professionnel est plus varié, les environnements de travail sont multiples et l’on peut ainsi laisser de la place à des activités alternatives (humanitaires, sportives ou artistiques) qui donnent du sens à notre action. Pour l’employeur aussi, le slasher a ses avantages, car c’est quelqu’un qui possède un grand pouvoir d’adaptabilité et qui affiche des compétences et des talents multiples. D’ailleurs, certaines entreprises favorisent en leur sein la pluriactivité, c’est ce que l’on appelle l’hybridation. Il s’agit pour l’employé de cumuler différentes casquettes à l’interne en passant par exemple, de coach à community manager, du management d’équipe à la recherche de fonds.

Attention toutefois, car la multiplication des fonctions peut parfois rimer avec des taches variées, mais simples qui auront de la peine à stimuler intellectuellement le jeune talent que vous venez d’embaucher. Reste que face à des candidats qui ne veulent plus connaître la routine au travail et à un marché d’emploi toujours plus multiforme, le slashing s’impose comme un métier d’avenir.